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Culture

Gabon : La CNMAG victime d’un conflit de compétence entre le président et le directeur général.

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La Chambre nationale des métiers et de l’artisanat du Gabon (CNMAG), instituée par la loi N°027/2018 du 11 juin 2019, a pour vocation première de stimuler et encadrer les activités génératrices de revenus dans le domaine de l’artisanat à l’échelle nationale. Cette entité doit également orienter les politiques publiques en faveur des acteurs de ce secteur crucial. Pourtant, au lieu de fonctionner harmonieusement, elle est plongée dans une cacophonie déconcertante, suggérant une intention délibérée d’entraver son évolution pour des intérêts particuliers non déclarés.

Qui de Serge Hapita Nkoma et Rachel Ebaneth, respectivement président et directeur général, entrave la bonne marche de  la CNMAG? C’est la question qui se pose en filigrane au regard des dysfonctionnements observés dans le fonctionnement de cette organisme.

L’adoption du décret n°00430/PR/MCPMEI du 20 novembre 2020, approuvant les statuts de la Chambre nationale des métiers et l’élection des membres du directoire en 2022, avait été considérées, malgré tout, par les artisans comme la réponse à la cacophonie qui subsiste notamment sur les rôles des uns et des autres à leurs dépens. Le 27 février 2023, l’assemblée générale avait permis aux ministres de l’époque d’inviter les uns et les autres à travailler d’avantage pour sortir de la léthargie dans laquelle beigne la CNMAG.

«Il était assez difficile depuis qu’on a été élu de comprendre comment on devait travailler.», selon les propos de Serge Hapita Nkoma à l’Assemblée générale extraordinaire du 27 février 2023, rapportés par Gabonreview. Cependant, rien à ce jour n’a véritablement changé.

Une interprétation partisane des textes qui régissent le fonctionnement de la CNMAG.

Le passage du ministre du Tourisme, le 3 décembre 2023, sur les antennes de Gabon Première, suffit pour constater qu’il y aurait un conflit de compétences entre le président et le directeur général.

« Il y a un problème d’homme à ce niveau. Entre un président de la Chambre des métiers qui est élu et une directrice générale qui est nommée par le ministre et qui en principe ne devrait pas être nommée par le ministre. Les textes ont été faits avant que je n’ai la tutelle de ce ministère. Cette Chambre des métiers à l’intérieur de la Direction de l’Artisanat était d’abord sous la tutelle du ministère du Commerce. Il y a eu des textes qui ont été faits. On ne va pas revenir dessus. Le cadre institutionnel ne satisfait à tout le monde. Il y a un climat social qui semble difficile à gérer. J’ai convoqué le président de la Chambre des métiers, le Directeur général de la Chambre des métiers, je leur ai demandé de s’asseoir et de lire le droit, de lire les textes. Il s’avère que c’est autant d’hommes qu’il y a d’interprétations », a indiqué le ministre André Jacques Augand sur le plateau de l’émission « Les Grands Dossiers ».

Cette intervention du ministre a pointé du doigt les problèmes profonds de cette institution, reconnaissant simultanément le mandat électif du président de la Chambre. Cependant, l’appel au respect des textes sonne davantage comme un aveu d’impuissance, laissant planer un flou sur la norme juridique régissant le fonctionnement de cette structure. Rachel Ebaneth ne serait plus la personne indiquée pour le poste de directeur général, l’entité n’étant plus sous la tutelle du ministère du commerce.

Aussi, il convient pour le secrétaire général du ministère du Tourisme, en charge de l’artisanat et de la Direction générale de l’Artisanat de procéder à la révision, comme précédemment des textes régissant le fonctionnement de la Chambre nationale des métiers et de l’artisanat dans l’espoir de l’avènement d’un climat propice à l’épanouissement des artisans gabonais.

Culture

Culture: “J’ai fait ce sacrifice pour mon pays” dixit Magali Palmira Wora.

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Dans une lettre ouverte poignante en date du 26 février 2024 et publiée sur les réseaux sociaux, Magali Wora, ex Directeur général des Arts et des Industries Culturelles, expose les affres d’une nomination marquée par une absence totale de salaire pendant cinq mois. Le récit de cette malencontreuse situation jette une lumière crue sur les coulisses tumultueuses de l’administration gabonaise.

La première difficulté majeure évoquée par Mme Wora concerne le non-paiement de son salaire pendant cinq mois, dès sa nomination. Malgré ses multiples relances auprès de différentes instances, y compris le conseiller spécial chargé de la culture du Président, elle n’a pas obtenu de réponse favorable. « De ma nomination à la fin de ma prise de fonction, je n’ai perçu aucun salaire. Étant donné que je ne suis pas fonctionnaire, il me fallait signer un contrat de travail en statut de hors catégorie. À plusieurs reprises, j’ai fait remonter cette absence de salaire et de contrat de travail, à mon secrétariat général, à l’ancien directeur de cabinet du Ministre de tutelle et à mon ministre, à votre conseiller spécial chargé de la culture. J’ai même demandé audience auprès de votre cabinet privé et au secrétariat de la présidence. Aucune suite concrète ne m’a été donnée.», écrit – elle.

Cette situation a contraint l’ex directeur général à investir ses propres fonds pour maintenir le bon fonctionnement de la Direction Générale, allant jusqu’à l’acquisition des fournitures nécessaires, du papier à l’équipement de bureau. « J’ai investis mes fonds propres dans le fonctionnement de cette direction générale de plus de 90 agents. J’ai dû régulièrement acheter les fournitures de bureau, notamment les rames de papier, une imprimante, le mobilier, les encres, les produits d’entretien et tellement d’autres choses afin d’assurer le bon fonctionnement de la direction», souligne-t-elle.

L’absence persistante de budget, malgré ses demandes répétées au ministère, a entravé son engagement et son dévouement envers son pays. « Chaque fois que j’ai fait remonter ces besoins au secrétariat du ministère il m’était répondu qu’il n’y avait pas de budget et que nous devions faire le sacrifice en attendant le budget 2024. J’ai, donc, fait ce sacrifice, pour mon pays », peut – on lire sur sa page Facebook.

Une autre révélation fracassante concerne l’organisation du « Concert de la Libération » le 31 décembre 2023. Des désaccords sur la gestion du dossier ont émergé, et bien que Magali Wora ait décidé de se retirer de la gestion, des pressions ont été exercées  sur elle pour signer des contrats artistiques sans en connaître l’essence. « J’ai décidé de me retirer de la gestion de ce dossier le 29 décembre 2023 et j’ai laissé l’entière gestion au cabinet du ministre. En effet, un titre ne m’enlève pas mon éthique. La hiérarchie m’a tout de même « exigé » de signer les contrats avec les artistes. Et j’ai poliment refusé ” révèle-t-elle. […]A huit clos, mon autorité de tutelle m’a fait comprendre qu’il serait dans mon intérêt de coopérer et que si je ne le faisais pas il le ferait remonter au Président et des conséquences s’en suivraient. Je suis restée sur ma position et j’ai établi un rapport que j’ai fait déposer chez votre conseiller spécial en charge de la culture et à votre cabinet privé », révèle – t – elle.

Aujourd’hui, elle sollicite l’intervention du Président pour le règlement de ses cinq mois de salaires impayés. Elle réaffirme sa disposition à servir son pays avec respect et dévouement, malgré les nombreux obstacles rencontrés. «Je considère comme un honneur d’avoir pu être au service de mon pays sous votre administration, durant cette période charnière de transition où Dieu nous donne l’opportunité de faire mieux que nos prédécesseurs ». 

Cette lettre ouverte, rédigée avec une sincérité palpable, appelle à une enquête approfondie sur les situations scabreuses dénoncées par Magali Wora et souligne l’importance d’une gestion transparente et équitable au sein du Ministère de la Culture. Nous attendons avec impatience la réaction du Président face à cette affaire qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la réputation du ministère et la confiance du public envers les institutions culturelles du Gabon.

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Culture

Culture: Lettre ouverte Magali Wora à monsieur le Président de la Transition Brice Clotaire Oligui Nguema.

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Nommée Directeur Général des Arts et des Industries Culturelles le 19 octobre 2023, Magali Palmira Wora, femmes de lettres et grande actrice culturelle a été remerciée par André Jacques Augand le 23 février 2024 à la faveur d’un énième conseil des ministres. Reconnaissante pour le choix de sa personne, elle a néanmoins tenu à adresser une lettre ouverte, en dernier recours, à l’attention du Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema afin de lui exposer « quelques éléments relatifs aux difficultés auxquelles j’ai fait face en tant que Directeur Général .» Nous vous proposons ci – dessous, in extenso, le contenu de cette lettre ouverte.

Monsieur le Président,

C’est avec humilité que je vous adresse cette lettre ouverte.

À la suite de ma nomination au poste de Directeur Général des Arts et des Industries Culturelles, je tiens à vous exprimer mes sincères remerciements pour la confiance que vous avez témoignée envers moi.

Cette nomination m’a permis de comprendre les difficultés profondes de l’administration gabonaise. J’ose espérer, que vous aurez l’opportunité de résorber cela progressivement, même si les mauvaises habitudes perdurent.

En effet, j’ai l’honneur de porter à Votre Très Haute Attention les quelques éléments relatifs aux difficultés auxquelles j’ai fait face en tant que Directeur Général:

⁃ De ma nomination à la fin de ma prise de fonction, je n’ai perçu aucun salaire. Étant donné que je ne suis pas fonctionnaire, il me fallait signer un contrat de travail en statut de hors catégorie. À plusieurs reprises, j’ai fait remonter cette absence de salaire et de contrat de travail, à mon secrétariat général, à l’ancien directeur de cabinet du Ministre de tutelle et à mon ministre, à votre conseiller spécial chargé de la culture. J’ai même demandé audience auprès de votre cabinet privé et au secrétariat de la présidence. Aucune suite concrète ne m’a été donnée.

J’ai donc été un Directeur Général sans salaire et sans contrat durant 5 mois.

⁃ Espérant avoir une suite favorable rapidement et surtout désireuse de faire avancer le travail, j’ai investis mes fonds propres dans le fonctionnement de cette direction générale de plus de 90 agents. J’ai dû régulièrement acheter les fournitures de bureau, notamment les rames de papier, une imprimante, le mobilier, les encres, les produits d’entretien et tellement d’autres choses afin d’assurer le bon fonctionnement de la direction. Chaque fois que j’ai fait remonter ces besoins au secrétariat du ministère il m’était répondu qu’il n’y avait pas de budget et que nous devions faire le sacrifice en attendant le budget 2024. J’ai, donc, fait ce sacrifice, pour mon pays, en plus de mes autres charges personnelles. Je me suis retrouvée progressivement asphyxiée financièrement par les charges de gestion de la Direction Générale sans aucune aide ni du ministère de tutelle ni de la Présidence de la République.

⁃ À deux semaines du 31 décembre 2023, j’ai été convoqué par ma hiérarchie pour organiser le concert. J’ai rappelé à ma hiérarchie qu’il nous fallait faire appel à une agence d’événementielle à qui nous donnerions un cahier de charges. Et pour rester dans la ligne directrice de ma proposition j’ai établi un cahier de charges et contacté une agence afin de nous faire des propositions d’artistes et de salaires artistiques. Dès le moment où je me suis mise à travailler sur le dossier selon les règles du métier d’entreprenariat de spectacle, plusieurs collaborateurs du ministre ont clairement voulu reprendre la main sur le dossier. Après moult désaccords sur la gestion du dossier, j’ai décidé de me retirer de la gestion de ce dossier le 29 décembre 2023 et j’ai laissé l’entière gestion au cabinet du ministre. En effet, un titre ne m’enlève pas mon éthique. La hiérarchie m’a tout de même « exigé » de signer les contrats avec les artistes. Et j’ai poliment refusé et expliqué que je ne pouvais pas signer des contrats dont je ne connaissais pas l’essence, je ne souhaitais pas que mon nom y figure et qu’en cette période de transition militaire je ne voulais pas être convoqué au B2 pour une quelconque raison et surtout pas pour des raisons financières. A huit clos, mon autorité de tutelle m’a fait comprendre qu’il serait dans mon intérêt de coopérer et que si je ne le faisais pas il le ferait remonter au Président et des conséquences s’en suivraient. Je suis restée sur ma position et j’ai établi un rapport que j’ai fait déposer chez votre conseiller spécial en charge de la culture et à votre cabinet privé.

⁃ Depuis ce jour, je suis victime d’une cabale sur ma personne.

Mon invitation à la cérémonie des vœux m’a été dissimulée, j’ai été convoqué à l’Inspection Générale des Services pour ces faits, des rumeurs de suspension à mon poste ont couru au ministère et sur les médias, les dossiers que j’envoyais à l’autorité de tutelle me revenaient sans signature ou de sempiternelles corrections, les dossiers à traiter étaient transférés à mon adjointe avec instruction de ne pas m’en informer, je n’ai plus été incluse dans les audiences de travail de mon autorité de tutelle… et j’en passe. J’ai donc vécu tout ceci en silence, en continuant de faire tourner ma direction générale et en faisant remonter des rapports à qui de droit, encore une fois pour mon pays.

– Votre très Haute Autorité se doit, également, d’être informée qu’en tant que Directeur Général des Arts et des Industries Culturelles, en dépit de mes sollicitations, je n’ai pas été impliqué dans les travaux de révision du projet d’ordonnance modifiant et complétant certaines dispositions de la loi portant statut de l’artiste et de l’acteur culturel en république Gabonaise. Une fois de plus, un texte risquera d’être voté sans l’implication des artistes et des acteurs culturels qui n’ont pas eu l’occasion de parcourir et d’apprécier les dites modifications. J’ai défendu les artistes, je défends les artistes, et je continuerais de défendre la revalorisation de l’artiste et l’acteur culturel. Les arts et la culture sont en moi.

Je considère comme un honneur d’avoir pu être au service de mon pays sous votre administration, durant cette période charnière de transition où Dieu nous donne l’opportunité de faire mieux que nos prédécesseurs. C’était un challenge de diriger 5 directions dépourvues de matériels informatiques, de moyens roulants et même de fournitures de bureau de base. Mais ce fut un challenge riche en apprentissage.

Je suis désolée d’avoir recours à mon réseau pour m’adresser à vous, Monsieur le Président de la Transition, mais toutes les voies légales que j’ai empruntées pour m’adresser à vous depuis ma nomination n’ont abouti à rien ou sont restés sans suites, dans les bureaux. Consciente des nombreux chantiers et préoccupations qui sont les vôtres, je reste entièrement sensible à l’intérêt que vous porterez aux faits que je vous expose.

Je sollicite humblement votre intervention pour le règlement de mes 5 mois de salaires impayés en tant que Directeur Général des Arts et des Industries Culturelles.

Pour ma part et quoi qu’il en soit, je reste disposée à servir partout où besoin sera.

Profond respect et entier dévouement.

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Culture

L’art du clip musical, l’exemple éloquent de « Juliana » d’E.J.

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La musique, plus qu’une simple composition sonore, est souvent accompagnée d’une représentation visuelle captivante. Le clip « Juliana » de E.J est un exemple concret où la fusion entre son et image crée une expérience artistique immersive. La symbiose entre la musique et la vidéo témoigne du dévouement artistique et de la créativité déployée pour offrir au public une œuvre complète et stimulante.

Dans l’industrie musicale contemporaine, la réalisation d’un clip musical va bien au-delà d’une simple représentation visuelle. Il s’agit d’une véritable création artistique qui doit non seulement capturer l’attention visuelle, mais également amplifier et enrichir le message émotionnel véhiculé par la chanson. L’œuvre visuelle qui accompagne la musique joue un rôle crucial dans l’expérience globale offerte au public. Le clip de « Juliana » par l’artiste E.J incarne avec éloquence cette fusion harmonieuse entre son et image.

La vidéo accompagnant « Juliana » transcende les simples images pour devenir une extension sensorielle de la musique. Elle est méticuleusement conçue pour amplifier et prolonger les émotions évoquées par la chanson. Chaque plan, chaque mouvement de caméra, semble être orchestré pour créer une synergie parfaite avec les notes mélodiques et les paroles poignantes.

Ce qui rend ce clip véritablement remarquable, c’est sa capacité à plonger le spectateur dans un voyage émotionnel captivant. Les images s’entrelacent avec la musique, créant ainsi une immersion totale dans l’univers narratif voulu par l’artiste. Chaque détail visuel semble être minutieusement réfléchi pour renforcer la compréhension et l’appréciation du message derrière la chanson.

L’esthétique visuelle du clip de « Juliana » ne se contente pas d’illustrer les paroles de la chanson, elle les transcende. Elle enrichit l’expérience auditive en offrant une perspective visuelle, une histoire visuellement évocatrice. Les images ne sont pas seulement des compléments, mais des éléments fondamentaux qui donnent vie à la musicalité et à l’émotion du morceau.

Le clip de « Juliana », dirigé par le réalisateur Chen Zen, dépasse les frontières de l’esthétique pour devenir un récit visuel, enrichissant ainsi la profondeur émotionnelle de l’œuvre musicale d’E.J.

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