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Environnement

Gabon: Frorêts tropicales et biodiversité en discussion à Brazzaville

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Brazzaville, la capitale de la République du Congo accueille la deuxième édition du Sommet des trois bassins, qui a ouvert ses portes ce 26 octobre 2023 au Centre international de conférence de Kintélé. Militant en faveur des bassins tropicaux de l’Amazonie, du Bornéo Mékong et du Congo, cette rencontre a pour ambition de rechercher la formation d’une coalition mondiale en faveur de la préservation de la nature et sa biodiversité.

L’avenir du monde se joue désormais sous les latitudes tropicales. C’est tout le sens que le Sommet des trois bassins, prévu du 26 au 28 octobre à Brazzaville et réunissant de nombreux responsables politiques et associatifs du monde, se défini à juste titre comme « un moment historique ». Une occasion unique alors que le monde entier se prépare pour la COP28 de Dubaï.

Une forte délégation gabonaise y prend part notamment la société civile. Pour Nicaise Moulombi, président exécutif du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique (Roscevac), situant le contexte de cette rencontre à la presse, a déclaré que : « “L’humanité ne peut plus continuer à vivre sans que les trois bassins s’unissent pour décider du futur des cinquante prochaines années ».

Ce sommet s’inscrit dans le sillage du « One Forest Summit » organisé en février 2023 à Libreville. Il y est question d’un plaidoyer en faveur les forêts tropicales qui jouent un rôle majeur dans la séquestration du carbone et la préservation de la biodiversité. Le financement de cet effort considérable de régulation du climat par les pays du bassin du Congo, du Mékong et de l’Amazonie doit faire l’objet d’une compensation aux yeux des experts.

Consacrée au segment technique, les experts et membres des ONG de préservation de la nature ont échangé sur les moyens pouvant favoriser un accès universel au marché des crédits carbone. Sachant que les trois bassins représentes 80% des forêts tropicales et une biodiversité dense.

Environnement

Environnementaux : Lee White mis à l’index par la société civile.

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Des voix se sont élevées lors de la table ronde environnementale de  la société civile le jeudi 21 décembre au Centre national de la recherche scientifique et technique (CNAREST). Organisé par le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC), l’événement avait pour objectif de mettre en lumière des soupçons de détournement de fonds liés à la gestion du conflit homme-faune, pointant notamment vers l’ancien ministre des Eaux et Forêts.

Nicaise Moulombi, président du ROSCEVAC, a souligné l’ampleur des dommages causés par les grands herbivores et les primates aux cultures locales. Ces dégâts vont jusqu’à menacer les moyens de subsistance des familles déjà fragiles sur le plan alimentaire. « Les dégâts causés par les grands herbivores (éléphants et buffles) et les primates (chimpanzés, gorilles) aux cultures, vont jusqu’à compromettre les moyens d’existence des familles entières qui vivent déjà dans une situation alimentaire précaire. Aux dégâts des cultures, s’ajoutent des cas de perte en vie humaines ou de lésions corporelles graves suite à des attaques d’animaux sauvages sur des personnes », avait – il déclaré.

Le procès-verbal de cette rencontre que nous avons obtenu, révèle l’appel lancé par les participants à cette table ronde : un audit immédiat des fonds destinés à la protection des écosystèmes pour la période de 2010 à 2023. Au centre de leurs préoccupations se trouve l’ancien ministre de l’environnement du précédent président, Lee White, accusé par plusieurs ONG d’avoir détourné ces fonds.

La question clé qui subsiste est de savoir si cet acteur central de la politique environnementale sous l’ancien régime pourra être appelé à répondre de ces allégations devant la justice gabonaise. Actuellement retourné en Angleterre, son pays d’origine, il semble ne plus être à la portée de la justice gabonaise. En revanche, son ancien collaborateur, Ghislain Moussavou, est détenu à à Gros – Bouquet pour une série d’accusations liées à des pratiques illégales et des détournements de fonds publics.

Le flou entourant les circonstances de départ de Lee White du Gabon après le renversement du président Ali Bongo soulève des questions. Son départ aurait-il été facilité par les nouvelles autorités gabonaises ? Le silence des autorités face à ces interrogations ne fait qu’accentuer les spéculations.

Cette situation souligne l’importance cruciale de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des fonds dédiés à la protection de l’environnement. L’attente demeure forte quant à la clarification de ces événements et à une éventuelle reddition de comptes devant la justice, afin de garantir la préservation des écosystèmes au Gabon et la confiance du public envers ses dirigeants.

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Environnement

Cop 28: Le Gabon plaide en faveur d’une compensation à la hauteur des enjeux.

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Dubaï aux Emirats arabes unis est actuellement la capitale mondiale du climat. Depuis le 30 novembre dernier jusqu’au 12 décembre 2023, plus de deux cent délégations s’y trouvent à l’occasion de la Cop 28. Le Gabon y est représenté au plus haut niveau à travers une forte délégation gouvernementale con duite pas le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le 1er décembre, le Chef de l’Etat a prononcé un discours vif et direct pour susciter l’action en faveur des pays en développement engagés dans la protection de la biodiversité.

« Mon peuple aspire à continuer dans la préservation de ses forêts riches en biodiversité. Mais en échange de quoi ? Des certificats de bonne conduite ? Hélas ! Ils ne se mangent pas !», c’est la quintessence du discours prononcé par Oligui Nguema le 1er décembre à Dubaï à l’ouverture de la Cop 28. Rappelant le rôle majeur du Gabon dans le combat mondial pour la préservation de la nature et de la biodiversité et les changements climatiques.

Son discours ne s’est pas départi de celui livré quelques semaines plutôt au sommet des Trois Bassins à Brazzaville. Où il invitait tous les acteurs à s’impliquer dans la protection de la nature sachant que le continent africain et le Gabon en particulier sont ceux qui mènent en tête l’engagement pour la préservation de la biodiversité. Cependant, il importe pour les grands pollueurs de passer à la concrétisation de leurs promesses en vue de permettre à notre pays d’assumer son plein développement socio – économique. Il s’agit de la mise en place d’un fonds destiné à soutenir les efforts des pays en développement pour la nature et la séquestration des gaz à effet de serre.

Le rôle du Gabon dans la lutte contre le réchauffement climatique est indéniable et la reconnaissance internationale en matière de captation du CO2 fait foi. «Le Gabon est un véritable puits de carbone à préserver, qui absorbe quatre fois plus de tonnes qu’il n’en émet, en stockant chaque année dans ses forêts, plus de 100 millions de tonnes», a indiqué le président de la Transition. « Il m’apparait donc impératif de reconnaitre et récompenser ce rôle crucial que jouent les forêts du Gabon, dans la préservation de la biodiversité, l’absorption du CO2 et la protection des écosystèmes», a – t – il ajouté.

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Environnement

Sommet des Trois Bassins: Oligui Nguema réaffirme les engagements envionnementaux du Gabon.

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La récente conférence sur Les Trois Bassins qui s’est tenue à Brazzaville du 26 au 28 octobre avait pour but de raviver la coopération dans la lutte contre la déforestation et d’établir des stratégies de développement et de conservation durables. Cette rencontre a également permis à la communauté internationale d’interroger les intentions du gouvernement gabonais de Transition en matière de politique environnementale depuis le départ d’Ali Bongo Ondimba le 30 août dernier.

Pour sa première participation à un sommet international en tant que président par de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema a rassuré la communauté internationale quant aux engagements du Gabon en matière de protection des écosystèmes, gestion durable des ressources naturelles et lutte contre le changement climatique. « Mon pays vient réaffirmer ici, avec force et vigueur, sa détermination à assumer ses engagements internationaux dans la protection des écosystèmes, la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre les changements climatiques  », a-t-il déclaré lors durant son allocution.

Le président par de la Transition a également appelé ses pairs à mettre en pratique les promesses faites lors de COP26 à Glasgow. « Le temps n’est plus aux promesses et aux déclarations d’intentions. C’est le moment de concrétiser la mise en œuvre de la Déclaration des Dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des sols», a-t-il affirmé et d’ajouter « le Gabon invite donc la communauté des Nations à adopter ce cadre, lors de la prochaine CoP28 Climat de Dubaï, prévue en décembre prochain. »

Du temps de la présidence d’Ali Bongo Ondimba, le Gabon occupait une place de premier plan dans les efforts visant à préserver l’environnement. Cela s’est notamment manifesté en mars 2023 lors de l’organisation conjointe avec la France du One Forest Summit dédié à la protection des forêts tropicales. La présence d’Emmanuel Macron, président français, témoignait de l’importance accordée par les deux nations à cette cause cruciale.

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