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Environnement

Discrète réunion entre le Gabon d’Oligui Nguema et la France à Marrakech

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Selon nos informations, Paris a souhaité discuter avec les émissaires des nouvelles autorités gabonaises des grands dossiers du moment. Il s’agit de la première réunion entre membres des gouvernements des deux pays.

La rencontre informelle s’est tenue dans la suite d’un hôtel de Marrakech, en marge des Assemblées annuelles 2023 du Groupe de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), organisées au Maroc du 9 au 15 octobre. Loin des caméras, Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, s’est donc entretenue, à la demande des autorités françaises, avec une délégation gabonaise conduite par le Premier ministre, Raymond Ndong Sima.

COP28 à Dubaï

Arrivé par vol spécial, Raymond Ndong Sima a rejoint les ministres Charles Mba (Comptes publics) et Mays Mouissi (Économie), qui séjournaient déjà à Marrakech à l’invitation des institutions financières internationales. Selon nos informations, cette réunion fut peu chaleureuse. La délégation gabonaise avait conscience de marcher sur des œufs, compte tenu des bonnes relations qu’entretenait Chrysoula Zacharopoulou avec Lee White, l’ex-ministre gabonais des Eaux et Forêts. Tous deux avaient notamment co-organisé les 1   et 2 mars à Libreville le One Forest Summit, consacré à la préservation des forêts tropicales.

Plusieurs sujets urgents ont donc été au menu des discussions, à commencer par la COP28, prévue du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï. Les partenaires de Libreville, dont la France, souhaitent en effet connaître la future politique environnementale du Gabon après le coup d’État du 30 août mené par le général Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le président déchu Ali Bongo Ondimba avait en effet pris de nombreux engagements dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Raymond Ndong Sima a assuré à  Chrysoula Zacharopoulou que le Gabon tiendrait ses promesses et continuerait à se positionner en première ligne dans la préservation de la biodiversité.

Durée de la transition

La secrétaire d’État française a ensuite abordé le débat du moment : les véritables intentions de Brice Clotaire Oligui Nguema quant aux modalités de l’organisation des prochaines élections et à la question – qui n’est toujours pas tranchée – de la durée de la transition.

Paris souhaite que cette période transitoire n’excède pas dix-huit mois, ce qui n’est pas très éloigné de ce qu’avait préconisé le Premier ministre, qui avait déclaré le 10 septembre que 24 mois de transition représentait un «  délai raisonnable.  » Cette sortie de Raymond Ndong Sima avait agacé l’entourage du général Oligui Nguema, lequel refuse de trancher, préférant mettre le sujet au programme du futur dialogue réunissant les «  forces vives  » de la nation.

Avant la rencontre informelle de Marrakech, les deux pays se parlaient uniquement à travers leurs ambassadeurs respectifs. Le Français accrédité à Libreville, Alexis Lamek, a ainsi été reçu à deux reprises par Brice Clotaire Oligui Nguema. Le président du Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI) ne s’est toujours pas entretenu avec Emmanuel Macron.

Source: JeuneAfrique

Environnement

Environnementaux : Lee White mis à l’index par la société civile.

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Des voix se sont élevées lors de la table ronde environnementale de  la société civile le jeudi 21 décembre au Centre national de la recherche scientifique et technique (CNAREST). Organisé par le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (ROSCEVAC), l’événement avait pour objectif de mettre en lumière des soupçons de détournement de fonds liés à la gestion du conflit homme-faune, pointant notamment vers l’ancien ministre des Eaux et Forêts.

Nicaise Moulombi, président du ROSCEVAC, a souligné l’ampleur des dommages causés par les grands herbivores et les primates aux cultures locales. Ces dégâts vont jusqu’à menacer les moyens de subsistance des familles déjà fragiles sur le plan alimentaire. « Les dégâts causés par les grands herbivores (éléphants et buffles) et les primates (chimpanzés, gorilles) aux cultures, vont jusqu’à compromettre les moyens d’existence des familles entières qui vivent déjà dans une situation alimentaire précaire. Aux dégâts des cultures, s’ajoutent des cas de perte en vie humaines ou de lésions corporelles graves suite à des attaques d’animaux sauvages sur des personnes », avait – il déclaré.

Le procès-verbal de cette rencontre que nous avons obtenu, révèle l’appel lancé par les participants à cette table ronde : un audit immédiat des fonds destinés à la protection des écosystèmes pour la période de 2010 à 2023. Au centre de leurs préoccupations se trouve l’ancien ministre de l’environnement du précédent président, Lee White, accusé par plusieurs ONG d’avoir détourné ces fonds.

La question clé qui subsiste est de savoir si cet acteur central de la politique environnementale sous l’ancien régime pourra être appelé à répondre de ces allégations devant la justice gabonaise. Actuellement retourné en Angleterre, son pays d’origine, il semble ne plus être à la portée de la justice gabonaise. En revanche, son ancien collaborateur, Ghislain Moussavou, est détenu à à Gros – Bouquet pour une série d’accusations liées à des pratiques illégales et des détournements de fonds publics.

Le flou entourant les circonstances de départ de Lee White du Gabon après le renversement du président Ali Bongo soulève des questions. Son départ aurait-il été facilité par les nouvelles autorités gabonaises ? Le silence des autorités face à ces interrogations ne fait qu’accentuer les spéculations.

Cette situation souligne l’importance cruciale de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des fonds dédiés à la protection de l’environnement. L’attente demeure forte quant à la clarification de ces événements et à une éventuelle reddition de comptes devant la justice, afin de garantir la préservation des écosystèmes au Gabon et la confiance du public envers ses dirigeants.

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Environnement

Cop 28: Le Gabon plaide en faveur d’une compensation à la hauteur des enjeux.

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Dubaï aux Emirats arabes unis est actuellement la capitale mondiale du climat. Depuis le 30 novembre dernier jusqu’au 12 décembre 2023, plus de deux cent délégations s’y trouvent à l’occasion de la Cop 28. Le Gabon y est représenté au plus haut niveau à travers une forte délégation gouvernementale con duite pas le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le 1er décembre, le Chef de l’Etat a prononcé un discours vif et direct pour susciter l’action en faveur des pays en développement engagés dans la protection de la biodiversité.

« Mon peuple aspire à continuer dans la préservation de ses forêts riches en biodiversité. Mais en échange de quoi ? Des certificats de bonne conduite ? Hélas ! Ils ne se mangent pas !», c’est la quintessence du discours prononcé par Oligui Nguema le 1er décembre à Dubaï à l’ouverture de la Cop 28. Rappelant le rôle majeur du Gabon dans le combat mondial pour la préservation de la nature et de la biodiversité et les changements climatiques.

Son discours ne s’est pas départi de celui livré quelques semaines plutôt au sommet des Trois Bassins à Brazzaville. Où il invitait tous les acteurs à s’impliquer dans la protection de la nature sachant que le continent africain et le Gabon en particulier sont ceux qui mènent en tête l’engagement pour la préservation de la biodiversité. Cependant, il importe pour les grands pollueurs de passer à la concrétisation de leurs promesses en vue de permettre à notre pays d’assumer son plein développement socio – économique. Il s’agit de la mise en place d’un fonds destiné à soutenir les efforts des pays en développement pour la nature et la séquestration des gaz à effet de serre.

Le rôle du Gabon dans la lutte contre le réchauffement climatique est indéniable et la reconnaissance internationale en matière de captation du CO2 fait foi. «Le Gabon est un véritable puits de carbone à préserver, qui absorbe quatre fois plus de tonnes qu’il n’en émet, en stockant chaque année dans ses forêts, plus de 100 millions de tonnes», a indiqué le président de la Transition. « Il m’apparait donc impératif de reconnaitre et récompenser ce rôle crucial que jouent les forêts du Gabon, dans la préservation de la biodiversité, l’absorption du CO2 et la protection des écosystèmes», a – t – il ajouté.

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Environnement

Sommet des Trois Bassins: Oligui Nguema réaffirme les engagements envionnementaux du Gabon.

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La récente conférence sur Les Trois Bassins qui s’est tenue à Brazzaville du 26 au 28 octobre avait pour but de raviver la coopération dans la lutte contre la déforestation et d’établir des stratégies de développement et de conservation durables. Cette rencontre a également permis à la communauté internationale d’interroger les intentions du gouvernement gabonais de Transition en matière de politique environnementale depuis le départ d’Ali Bongo Ondimba le 30 août dernier.

Pour sa première participation à un sommet international en tant que président par de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema a rassuré la communauté internationale quant aux engagements du Gabon en matière de protection des écosystèmes, gestion durable des ressources naturelles et lutte contre le changement climatique. « Mon pays vient réaffirmer ici, avec force et vigueur, sa détermination à assumer ses engagements internationaux dans la protection des écosystèmes, la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre les changements climatiques  », a-t-il déclaré lors durant son allocution.

Le président par de la Transition a également appelé ses pairs à mettre en pratique les promesses faites lors de COP26 à Glasgow. « Le temps n’est plus aux promesses et aux déclarations d’intentions. C’est le moment de concrétiser la mise en œuvre de la Déclaration des Dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des sols», a-t-il affirmé et d’ajouter « le Gabon invite donc la communauté des Nations à adopter ce cadre, lors de la prochaine CoP28 Climat de Dubaï, prévue en décembre prochain. »

Du temps de la présidence d’Ali Bongo Ondimba, le Gabon occupait une place de premier plan dans les efforts visant à préserver l’environnement. Cela s’est notamment manifesté en mars 2023 lors de l’organisation conjointe avec la France du One Forest Summit dédié à la protection des forêts tropicales. La présence d’Emmanuel Macron, président français, témoignait de l’importance accordée par les deux nations à cette cause cruciale.

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